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Depuis un certain temps les universités congolaises organisent une troisième session dont le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire ignore l’existence.

En effet, le phénomène recours prend de plus en plus de l’ampleur dans des universités nationales, à kinshasa comme dans l’arrière-pays.

Conformément aux règlements d’organisation des examens au niveau supérieur, le ministere sait qu’il n’y a que deux sessions: la première et la seconde, ce qui n’est pas le cas dans nos universités.

Ces dernières organisent la première, la deuxième et la troisième session qu’elles appellent recours, alors que c’est loin d’être la réalité.

Pourquoi appelle-t-on cela troisième session?

Les recours sont là, pour permettre à ceux qui ne sont pas en ordre avec les cours, les frais ou autres problèmes liés aux critères de délibération, de pouvoir régulariser leur situation, mais ces derniers deviennent l’objet d’une autre session forcée.

Deux étudiants, de l’Isp-gombe (Institut Supérieur Pédagogique) Ulk-kinshasa (université libre de kinshasa) ont accepté en anonymat de parler de la réalité sur les recours dans leurs universités à KARISMADIRECT.Net.

« les recours constituent une troisième session, c’est-à-dire après la première session, la deuxième, viennent les recours. Que tu sois en ordre ou pas, tu dois acheter les fiches de recours. ces dernières qu’on achetait à 1000Fc la fiche, est passée à 2000Fc cette année. Même les cours réussis à la première session, reviennent à la seconde, tout cela pour être obligé d’acheter les recours », a témoigné l’étudiant de l’Isp-gombe.

« A la première comme à la deuxième session, les étudiants ne réussissent plus massivement, tout cela pour qu’ils soient ramenés à la troisième session qu’ils appellent recours. Pour cette année, dans les facultés de droits, de 1er garduat en 1ère licence, pour les vacations jour et soir, il n’y a eu que 6 étudiants ayant satisfaits à la deuxième session sur des milliers », a renchérit celui de l’Ulk-kinshasa.

Ce phénomène répandu communément appelé « césarienne » risque de décourager les étudiants congolais qui se donnent aux études, pour ainsi opter pour la corruption.

 

Jonas kalombo

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